Docs.school
Search icone
  • Des milliers de documents dans plus de 30 matières !
  • Satisfait ou remboursé !
  • Publiez et soyez rémunéré !
  • En savoir plus

Qu'est-ce que le covoiturage ? Exemple du site Blablacar

Quel est le principe du covoiturage ?Le covoiturage est le fait d'utiliser une seule et même voiture avec un ou plusieurs passagers pour un trajet commun. Le conducteur peut être l'un des passagers à tour de rôle ou la même personne tout le long du trajet. La distance parcourue peut être plus ou moins longue et les trajets réguliers.

Le covoiturage permet de lutter contre le trafic et la pollution, mais également d'économiser les frais de transport, le coût du voyage (essence, péage, etc.) étant supporté par l'ensemble des passagers. [1]

Ce mode de déplacement a tendance à se développer en France et partout ailleurs. Selon une étude réalisée en ligne dans 12 pays[2] auprès de 10 500 personnes de 16 à 65 ans, 21 % des Suédois, 21 % des Français et 20 % des Allemands interrogés pratiquent le covoiturage, contre 13 à 15 % des Italiens, Espagnols, Américains, Canadiens et Australiens. La Grande-Bretagne en revanche ne compte que 7 % d'adeptes. Loin derrière se trouvent la Norvège et le Japon avec respectivement 3 et 1 % [3].

En France l'apparition de nombreux sitestémoigne de l'expansion du phénomène. Selon une étude réalisée en 2007, il y aurait 78 sites de covoiturage dans l'Hexagone, 430 000 inscrits et 500 000 annonces[4] . Parmi eux, un site se démarque : Blablacar(www.covoiturage.fr) fondé par Frédéric Mazella, leader européen du covoiturage. Ce dernier ne compte pas moins de 6 millions de membres dans 12 pays et met en ligne 95 % des annonces de covoiturage dans l'Hexagone[5] .

Cet article s'attache à analyser les différentes formes de covoiturage, les raisons qui poussent les utilisateurs de Blablacar à pratiquer le covoiturage, les inconvénients, les différents profils, etc.

I. Les différentes formes de covoiturage

L'auto-stop constitue une première forme de covoiturage spontané où la personne désirant voyager gratuitement, l'autostoppeur, se place au bord d'une route et lève son pouce, poing fermé et bras tendu ou brandit un panneau indiquant le lieu où il désire se rendre. Cette pratique ne nécessite aucune organisation.

Le covoiturage spontané informel, quant à lui, consiste à se regrouper entre amis, collègues, etc. pour faire un trajet commun sans passer par une structure. Les passagers s'entendent sur les horaires, les frais, etc.

Il existe également le covoiturage organisé : on passe par un intermédiaire pour trouver un passager ou conducteur. Cet intermédiaire peut être une association, un site Internet, etc. Les sites Web sont les outils-supports les plus utilisés,ils se déclinent sous deux types : les sites ouverts à tous et les sites à accès privé.

Le premier type s'adresse à toute personne disposant d'une connexion Internet. En règle générale, il suffit de s'inscrire pour déposer une annonce ou la consulter. Les informations les plus importantes à fournir seront alors demandées : destination, date du déplacement...

Le second type de sites est réservé à certaines personnes ; les employés d'une société par exemple à qui estconfié un code pour accéder au service de covoiturage [6].

Le covoiturage peut s'appliquer à différents trajets ; certains pratiquent le covoiturage quotidiennement, pour se rendre au travail par exemple, d'autres le pratiquent occasionnellement pour se rendre en vacances, à un festival, etc. (covoiturage événementiel)[7] .Selon une étude réalisée par la MAIF en collaboration avec le site covoiturage.fr, 66 % des personnes sondées (sur un échantillon de 2 117 participants) ont recours au covoiturage quelques fois par an pour les vacances (56 %) et pour un évènement particulier (47 %). Près de 10 % des interrogés utilisent ce mode de déplacement régulièrement pour se rendre au travail ou aller à un rendez-vous professionnel[8] .

Le covoiturage de crise, quant à lui, correspond aux situations indépendantes de notre volonté : panne de véhicule, grèves des transports, etc.[9]

II. Pour quelles raisons pratiquer le covoiturage ? Quels sont les inconvénients ?

Interrogés sur les raisons principales pour lesquelles ils pratiquent le covoiturage, les utilisateurs de Blablacar répondent à 94 % que le but est de réaliser des économies. Pour 80 % d'entre eux, il s'agit de faire un geste en faveur de l'environnement et pour 64 % de rendre leur trajet plus convivial. 29 % d'entre eux y ont recours pour rendre service et 25 % d'entre eux par nécessité car ils n'ont pas de véhicule, pas de permis... [10]

Qu'en est-il des inconvénients ? Parmi ceux qui n'ont jamais pratiqué le covoiturage, 37 % citent les contraintes horaires comme un frein à ce mode de déplacement (ils sont 23 % parmi ceux qui le pratiquent), 22 % pointent le manque de flexibilité (21 % chez les pratiquants). Pour 20 % d'entre eux, le fait de ne pas connaître les passagers les dérange et pour 13 % des sondés, c'est l'organisation du voyage qui les décourage. [11]

III. Qui sont les covoitureurs et comment sont-ils sélectionnés?

La Maif, en collaboration avec Blablacar, a défini 5 profils de pratiquants :
Les pragmatiques (42 % selon l'étude) sont des étudiants de moins de 25 ans, ils ne sont pas véhiculés et vivent en ville. Ils font appel au covoiturage depuis quelque temps de manière occasionnelle pour économiser.
Les novices (21 %), qui sont plutôt âgés, vivent en région parisienne et pratiquent le covoiturage depuis peu. Ils envisagent de le pratiquer davantage.
Les écologistes (13 %) sont jeunes et disposent d'un statut socioprofessionnel plus élevé. Soucieux de l'environnement, ils pratiquent le covoiturage depuis longtemps de manière occasionnelle et ont l'intention de le pratiquer davantage.
Les occasionnels (11 %) sont plutôt âgés, ils pratiquent le covoiturage de manière occasionnelle pour rendre visite à des proches.
Les habitués (10 %) habitent à la campagne et pratiquent le covoiturage très régulièrement notamment pour le travail.
Les mécontents (3 %) sont plus âgés et ne se sentent pas couverts en cas d'accident. Ils n'ont pas l'intention de renouveler l'expérience.[12]

L'étude menée révèle que les conducteurs sont choisis par les passagers en fonction du coût du trajet (63 %) et des avis sur le site (34 %). Ce sont les deux critères qui leur semblent les plus importants, viennent ensuite les diverses préférences telles que les goûts musicaux et la présence d'animaux (22 %), le « feeling » lors de la première approche au téléphone (21%), etc.

Quant aux conducteurs, ils sélectionnent leurs passagers selon le « feeling » lors du premier contact téléphonique (36 %), les préférences (30 %) et les avis des autres utilisateurs du site (25 %). Ils sont 33 % à ne tenir compte d'aucun critère dans leur choix.[13]

Cette pratique tend à se développer à France que ce soit par souci d'économie ou par souci écologique. Parmi les interrogés non pratiquants, 82 % ont l'intention de s'y mettre (51 % probablement et 31 % certainement) contre 17 %. Parmi les pratiquants, 50 % compte continuer leur pratique et 47 % ont l'intention de faire davantage de trajets en covoiturage contre 3 % qui comptent en faire moins.[14]

+ sur Le covoiturage

Références

Rédigez des études contre primes !

Choisissez un sujet dans la liste

Rédigez-le et envoyez-le nous

Recevez votre prime dès validation !

Consultez les sujets disponibles
Participez !

Devenez auteur ! Publiez et vendez vos articles, dossiers et documents !

Publiez vos documents !

Participez !