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Norbert Elias et la loi du monopole

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Puis-je faire confiance à mes sens ?

Résumé de l'exposé

« Je l'ai vu de mes propre yeux » dit-on pour affirmer l'existence d'un événement dont on a été le témoin. La réalité est d'abord, pour moi, ce qui est constaté, c'est à dire perçu par mes sens. Qui pourrait nier l'existence des choses que l'on peut voir, entendre, toucher, sentir, goûter ? Mais, pourtant, je sais bien aussi que mes sens peuvent me tromper. La moindre illusion d'optique me fait croire en l'existence de choses ou d'événements qui n'existent pas ! La science n'a-t-elle pas cessé de se battre contre les évidences sensibles top facilement acceptées ? La terre est ronde et elle tourne autour du soleil, et pourtant je ne le constate pas ! Si je ne peux certes pas me passer de mes sens, ne dois-je pas aussi, et surtout m'en méfier ? Puis-je faire confiance à mes sens ?

L'idée première que l'on trouve dans le latin « sensus » (« action de sentir, d'éprouver une sensation ») est celle de la fonction qui permet à un être vivant de se rapporter à ce qui se passe en dehors de lui. Or la réflexion philosophique s'est très tôt interrogée sur la fiabilité de nos sensations : nous permettent-elles de percevoir la réalité telle qu'elle est ? Ou, au contraire, nous plongent-elles dans l'illusion, nous faisant prendre des apparences pour le réel ? Faudrait-il alors rechercher le réel en dehors et au-delà de la perception sensible ?
Les sens sont-ils dignes de « confiance » (ce mot vient du latin « fides », qui donnera « foi » et « fidélité ») ? La confiance, c'est ce qui s'oppose au « doute ». Or nous savons que dans l'histoire de la pensée, la question du doute a été cruciale. Les sceptiques considéraient que la seule attitude possible face à l'incertitude de nos connaissance était la suspension de tout jugement. Y a-t-il ou non un socle indubitable (= inaccessible au doute) sur lequel on puisse assurer les connaissances ? (...)

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