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Le lien de causalité : Commentaire de l'arrêt Perruche (Assemblée plénière, 17 novembre 2000)

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La liberté selon Sartre

Extraits de la fiche

[...] Pour Sartre, toute action a une fin et renvoie au mobile qui donne signification à l’acte. Décrire la nature de l’action, c’est décrire la liberté. Le mobile, c'est lorsqu'on poursuit une fin. L’action est dans le motif / mobile. Le mobile doit être repris par la conscience. Nous avons une délibération (procédé que je choisis qui m’annonce ce que je projette) volontaire. Mais dans cette délibération, il faut poser le motif comme quasi -objet. Il faut distinguer "liberté de choix" et "liberté d’obtenir". Le caractère d’obstacle de l’objet est indispensable à la liberté. [...]


[...] Dans cette vision de la liberté l'histoire d'une vie, quelle qu'elle soit, serait l'histoire d'un échec. En effet Sartre considère que le coefficient d'adversité ne surgit que par nous, donc l'existence de la conscience précède son essence (le simple fait que l'on soit conscient de nous même en quelque sorte), c'est ce mouvement premier qu'il appelle et considère comme liberté. En ce sens, la liberté n'est qu'un concept négatif, qui constate simplement le fait qu'on ne peut attribuer une essence à la conscience sans la nier. [...]


[...] Et la revendication logique des conséquences de notre liberté, c'est une sorte de responsabilité absolue (mais pas d'acceptation; qui m’arrive, m’arrive par moi et je ne saurais ni m’en affecter ni me révolter ni m’y résigner.») On peut répondre, que l'on n'a pas demandé à naitre, cela voudrait dire que je suis responsable de tout, en effet, sauf de ma responsabilité même car je ne suis pas le fondement de mon être. Finalement c'est comme si l'on était contraint d’être responsable. Cependant je ne retrouve aucune responsabilité absolue dans le fait que de ma naissance (qui ne m’apparaît jamais brut, mais toujours à travers une reconstruction personnelle; j’ai honte d’être né ou je m’en étonne, ou je m’en réjouis, j’affirme que je vis et j’assume cette vie comme mauvaise). Peut-on dire, en un certain sens, que je choisis d’être né ? [...]


[...] En elle-même la chose n'a pas de sens. Il n'y a de sens que grâce à une conscience qui le produit et le monde brut, privé de conscience ne signifie rien. Ainsi le rocher peut-il manifester des significations opposées, mais elles ne lui "appartiennent" pas: elles sont déterminé par le projet qui lui fait face. Il résiste à mon intention si je prétends le déplacer, mais il se transforme en "aide précieuse" dès que je l'escalade pour contempler le paysage. [...]