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Cour de cassation, chambre criminelle, 12 janvier 2010 - la responsabilité pénale des professeurs

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Le thème de l'échange dans "L'Avare" de Molière

Résumé de l'exposé

Harpagon est la figure « monstrueuse » de L'Avare. Molière a accumulé sur sa personne tous les signes de l'avarice. Il en fait ainsi un « caractère » au sens théâtral du terme, d'une idée fixe. Ce portrait-charge tient de la farce, qui caricature, mais aussi de la comédie de moeurs, qui dénonce les vices contemporains. Ainsi, dans Tartuffe, voit-on portée jusqu'au délire l'hypocrisie dévote du XVIIème siècle, dans Le Misanthrope, la folie d'Alceste, entêté de sincérité dans une société où la galanterie ne va pas sans la flatterie dont la Cour a donné le modèle. Dans Le Bourgeois gentilhomme, Molière ridiculise la vanité du bourgeois qui veut prendre le bel air de l'aristocratie, réservé aux courtisans de Louis XIV.

Molière décrit donc la société de son temps. Sur le mode du rire, il observe les moeurs de ses contemporains et les mécanismes qui régissent la société. Mais il ne veut pas simplement faire rire. Il suggère, à travers les dialogues qui opposent les protagonistes de la pièce, une réflexion sur la condition humaine. S'il ne donne aucune réponse philosophique à l'idéal moral que les erreurs de ses personnages bafouent, il oppose toujours, à l'intérieur de la pièce, le bon sens ou le « naturel » des uns (les jeunes gens, et parfois les gens simples), aux excès des autres.
Dans L'Avare, Molière, à travers la folie d'Harpagon, observe le rôle moral de l'argent dans les relations entre les membres de la communauté au centre de laquelle il se trouve.

L'argent, donc, est un outil d'échange, perverti par l'avarice d'Harpagon. Il règle et équilibre les relations familiales, domestiques, et extérieures. Cependant, « immobilisé » par le vice du maître qui en fait un objet absolu, et ne peut l'échanger que contre lui-même, l'argent dérègle les relations humaines et morales qu'il paralyse à leur tour, les renversant en relations d'hostilité. Il se retourne finalement contre son possesseur délirant ()

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