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Cour de cassation, chambre criminelle, 12 janvier 2010 - la responsabilité pénale des professeurs

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Albert Camus : "L'homme révolté"

Résumé de la fiche de lecture

« A la racine de toute œuvre, on trouve le plus souvent une émotion profonde et simple, longtemps ruminée. Pour ma part, je n’aurais pas écrit l’homme révolté si, dans les années 40, je ne m’étais trouvé en face d’hommes dont je ne pouvais m’expliquer le système et dont je ne comprenais pas les actes. Pour dire les choses brièvement, je ne comprenais pas que des hommes puissent en torturer d’autres sans cesser de les regarder. J’apprenais que le crime pouvait se raisonner, faire une puissance de son système, répandre ses cohortes sur le monde, vaincre enfin, et régner. Que faire d’autre sinon lutter pour empêcher ce règne. »

C’est ainsi qu’Albert Camus justifie la rédaction de l’Homme Révolté.

Né en 1913, il est issu d’un milieu très modeste et vit à Alger avec sa mère. Il fait ses études au lycée Bugeaud d’Alger et obtient son bac en 1932, avant d’entamer des études de philosophie. En 1935, il adhère au parti communiste qu’il quitte deux ans plus tard. En 1942, il milite dans un mouvement de résistance et publie des articles dans Combats. Cette année-là il publie l’Etranger et le Mythe de Sisyphe, ce qui lui vaut la notoriété. Après plusieurs œuvres reconnues telles que La chute, il obtient le prix Nobel en octobre 1957 " pour l'ensemble d'une œuvre qui met en lumière, avec un sérieux pénétrant les problèmes qui se posent de nos jours à la conscience des hommes". Il meurt trois ans plus tard dans un accident de voiture.

Durant la résistance, Camus va apprendre que l’absurde, notamment celui dont font preuve les nazis, peut mener à d’enormes excès meurtriers. En réfléchissant sur son époque, il découvre que le nazisme n’est que le cas particulier d’une situation plus générale. Les sociétés modernes, celles de son époque, se réfèrent dans leur majorité à des idéologies ou des doctrines meurtrières. Elles prônent une idée et l’érigent en absolu, puis légitiment le meurtre au nom de cet absolu.

Ainsi, Camus écrit en 1951 l’Homme Révolté. Force est de constater que cet ouvrage se situe dans le prolongement du Mythe de Sisyphe. En effet, si ce dernier traitait de l’absurde et du suicide, c’est du meurtre qu’il s’agit dans l’Homme Révolté. Ici, l’absurde est considéré comme le point de départ de la révolte : « Accepter l’absurdité de tout ce qui nous entoure est une étape nécessaire : cela ne doit pas devenir une impasse. Elle suscite une révolte qui peut devenir féconde ».

La question que se pose Camus, dans la révolte, est de savoir s’il est possible, aujourd’hui, d’agir dans l’histoire sans se référer à une doctrine meurtrière et donc sans devenir soi même, directement ou indirectement, un meurtrier. L’existence et la multiplication des crimes raisonnés ont provoqué son indignation. Elles suscitent aussi sa réflexion, laquelle peut se traduire par la problématique suivante.

Quelles sont les justifications que fournissent les idéologies meurtrières pour légitimer le crime logique ? est-il possible d’opposer des raisons ou des valeurs à ces justifications ? Si oui, celle-ci peuvent-elles fonder une conduite humaine, ou une morale adaptée à notre temps ?

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