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Le RSA est-il un atout pour l'emploi ?

Résumé de l'exposé

L'explosion des inégalités dans les pays occidentaux depuis les années 70 s'est traduite par le développement du chômage et par une diminution du revenu de la population. Dès lors, se sont multipliés les "sans-emplois", les "sans-revenu" et les "workings-poors". Pour répondre à cette situation, une politique de minima sociaux a progressivement été mise en place pour couvrir les différents types de risques : vieillesse, invalidité, handicap, et chômage. Les minima sociaux sont les niveaux minimum de revenu que l'État juge nécessaire d'apporter à ses citoyens. En France, il existe neuf minimas sociaux tels que le revenu minimum d'insertion (RMI), l'allocation adulte handicapé (AAH), l'allocation supplémentaire vieillesse ainsi que l'allocation de parent isolé (API).
En la matière, l'allocation la plus novatrice est le revenu minimum d'insertion (RMI). Il a été introduit par la loi du 1er décembre 1988 et pour la première fois en France, un mécanisme d'aide sociale rompt avec le paradigme assuranciel. L'article premier de la loi de 1988 reconnaît le RMI comme un droit. Il affirme le droit, pour des personnes sans revenu, de pouvoir exister dans la société. C'est un véritable instrument de lutte contre la pauvreté et contre les exclusions. Il répond au souci des pouvoirs publics de « donner à la protection sociale les moyens de réaliser pleinement la citoyenneté sociale ».
Cependant, en mai 2005, un rapport du Sénat a relancé la question des minimas sociaux. En effet, ce dernier a montré que les 9 minimas sociaux existant en France et concernant plus de 3.3 Millions de bénéficiaires n'incitaient pas au retour à l'emploi. De nombreuses personnalités politiques de droite et de gauche ont dénoncé les aspects du système de protection sociale français, qui, par des effets pervers de trappe à inactivité, encourage dans certaines situations le maintien hors du marché du travail plutôt que la reprise d'emploi. Ainsi, pour lutter contre ce phénomène des trappes de pauvreté, il a été proposé de créer soit un RME (revenu min d'existence) soit un RMU (universel). Le point commun de ces deux projets est de défendre l'idée d'un revenu minimum sans insertion obligatoire, ni activité de leurs bénéficiaires. Or, selon Lafore, l'idée d'un revenu social, sans contrepartie, est en contradiction avec la vocation du droit de l'aide et de l'action sociale.
Cette nouvelle prestation souhaitée remplacerait les neuf minimas sociaux par une seule aide qui lutterait plus efficacement contre la pauvreté. Il s'agit selon les mots de Nicolas Sarkozy lors de la campagne présidentielle de « faire en sorte que les revenus du travail soient toujours supérieurs aux ressources d'assistance sociale (...) afin d'inciter chacun à prendre un emploi plutôt qu'à vivre de l'assistanat ». (...)

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