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Le pouvoir politique de la rue

Extraits de l'exposé

[...] Il y a des associations de militants, semi-professionnels de la politique, qui assurent une permanence de la critique. A tel point qu’il devient difficile d’agir pour les équipes municipales et que certains dossiers traînent. Bref, si les manifestations qui, à l’origine, veulent faire bouger les choses, finissent par paralyser les institutions, elles sont inefficaces et illégitimes, car la poursuite de la démocratisation est impossible. L’opposition entre la rue et l’urne a marqué tout le XIXe siècle. Daniel TARTAKOWSKY estime à ce titre que la logique du gouvernement représentatif rend l’utilisation de la rue irrationnelle, incompréhensible, ce qu’il résume dans la question : Quelle peut bien être la fonction et surtout la légitimité de la manifestation dès lors que le suffrage universel et les lois démocratiques constituent un cadre légal dans lequel chacun peut manifester sa pensée et se faire entendre ? [...]


[...] Ensuite, il a une fonction d’opposition et pour finir, de projection, puisqu’il permet la formulation de propositions pour l’avenir, d’alternatives (exemple de l’altermondialisme, avec ATTAC). En revanche, le pouvoir politique de la rue peut devenir totalement illégitime dans deux principaux cas : si on considère qu’il n’est pas un baromètre révélateur de ce que pense l’ensemble du Peuple français et s’il introduit la violence. La première question est en effet la suivante : les manifestants expriment- ils la volonté de la majorité des citoyens ? Il s’avère que la réponse est bien souvent négative. [...]


[...] Cette analyse est remise en cause aujourd’hui, car la crise de la représentation incite le citoyen à prendre une part active dans le débat politique, sans nécessairement passer par la délégation du pouvoir . Le pouvoir de la rue n’est cependant légitime que lorsqu’il est parfaitement pacifique. Si cette condition est remplie, il semble que la séparation franche entre le pouvoir de la rue et l’expression de la souveraineté nationale par le vote ne soit pas justifiée, car si les deux ont la même ambition (donner un moyen au citoyen d’exprimer ses opinions), ils n’utilisent pas les mêmes moyens d’action, et sont donc complémentaires, sans que l’un soit plus légitime que l’autre. [...]


[...] Comment le pouvoir politique de la rue a t-il évolué ? Au moment de la mise en place de l’Etat républicain au XIXe siècle, la rue est redoutée. La Révolution de Février 1848 modifie profondément cet état de fait : elle devient le lieu d’un rapport particulier au pouvoir, lieu de soutien au régime, mais aussi de surveillance et d’expression directe des revendications. Pour autant, dès Juin 1848, le président de l’Assemblée nationale, Sénard, décrit les insurgés descendus dans la rue défendre le droit au travail comme voulant l’anarchie, l’incendie, le pillage En 1875, la Troisième République est claire : elle tient pour illégitimes les mouvements destinés à se faire entendre des pouvoirs publics par d’autres voies que le suffrage universel A cette époque, en effet, on oppose systématiquement l’urne et la rue. [...]

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