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Quel avenir pour l'écrit ?

Résumé de l'exposé

« Il y a plus de livres sur les livres que tout autre objet ; nous ne faisons que nous entre-gloser » : le contrat qu'établissait Montaigne il y a près de cinq-cents ans sur la prolifération de l'écrit est toujours d'actualité : revues, journaux, livres, thèses se multiplient, s'accroissent, se répondent de concert, par-delà les époques, par-delà les obstacles linguistiques. Et pourtant, nombreux sont ceux qui déplorent le manque d'attention porté à la lecture, la disparation de la calligraphie et de la rhétorique, l'abandon des Humanités.

De fait, les exigences de la société contemporaine autorisent l'inquiétude : gagné par la vitesse, la performance et la rentabilité, l'individu a désormais un rapport utilitaire au temps incompatible avec l'activité gratuite par excellence que représentent la lecture et son versant jumeau l'écriture. Dans ce contexte, quelle place réserve la société contemporaine à l'écrit ?

Souvent donné pour moribond en raison de l'avènement de la société des loisirs qui ne lui laisse que peu de place, l'écrit manifeste une robustesse certaine. Si tel est le cas, c'est qu'en dépit d'une histoire chaotique marquée par la concurrence de l'oral, l'écrit est parvenu à s'imposer comme un acteur majeur dans les processus de savoir et de pouvoir.

I. En dépit de sa mort programmée et sans cesse retardée, l'écrit manifeste une résistance peu commune face aux assauts de l'audiovisuel.

A. L'enquête sur les pratiques culturelles des Français constitue un précieux indicateur sur l'évolution de la place de l'écrit au cours des dix dernières années. Le déclin de l'écrit comme source d'information principale au profit de la télévision se manifeste de manière quantitative : la presse quotidienne perd régulièrement son lectorat : 36% des Français lisent un quotidien tous les jours, contre 43% en 1988 et 55% en 1973. Symétriquement, la durée d'audience moyenne quotidienne de la télévision ne cesse d'augmenter : trois heures trente actuellement, contre deux heures quinze en 1976 (...)

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